C.

Recette pour aller mieux.
Répéter souvent ces trois phrases :
le bonheur n'existe pas.
L'amour est impossible.
Rien n'est grave.
[Frédéric Beigbeder]

# Posté le mardi 27 octobre 2009 20:32

Night Session.

Night Session.
Vallée de Saint Gervais recouverte par une couche uniforme de nuage, décembre 2008.




Le paysage défilait, tandis que la nuit, glaciale, semblait se nourrir du peu de chaleur que chaque être diffusait encore avec difficulté.

Son corps semblait comme creux, transparent, vidé de toute part. Seul l'apparence restait, l' âme semblant s' être envolé au gré du vent froid , pénétrant, blessant.

L'esprit lui, divaguait quelque part, au milieu de sentiments tantôt agréable, tantôt déchirant, tantôt bouleversant.

Aucun être ne pouvait rester indifférent.

Des larmes semblait vouloir couler, mais le froid intense les en dissuada rapidement, et elles restèrent bloquées quelque part entre l'envie et le désespoir.

Le paysage défilait, la nuit passait, l'envie restait.
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# Posté le mardi 20 octobre 2009 20:02

Belle Soirée d'automne

Il était 19H, une rude journée se terminait tandis que le soleil se couchait, ses rayons frappant intensément la terre, comme si c'était la dernière fois.

La journée avait été plutôt belle pour Mike. Il ne lui restait plus que quelques mètres à faire pour arriver chez lui, et repartir presque aussitôt pour jouer au tennis. Sa vie n'était qu'un tourbillon perpétuel d'activités diverses, et ses rares moments de plénitude l'enivrait à un point inimaginable. Il n'avait pas le temps et l'envie de flâner, car après tout, on n'avait qu'une vie! Et il estimait être arrivé à un age où le sommeil et la tranquillité importait moins que le plaisir et l'activité permanente. Il ne voulait perdre aucune minute de sa vie, et se contentait du minimum syndical de repos.
Il avançait, imperturbable, ne se doutant pas un seul instant qu'un repos forcé l'attendait.


La mélancolie était seule accompagnatrice de John, en cette belle soirée d'automne. Le ronronnement de la voiture le berçait doucement, lui qui n'attendait qu'une seule chose, à savoir un bon verre de scotch devant un de ces programmes débiles que diffusait la télévision à longueurs de journées. Encore quelques virages, et la chaleur de l' alcool l'envahirait de nouveau. Inconsciemment, son pied droit se fit plus lourd, et sa vieille voiture accéléra bruyamment, laissant échapper une trainée de fumée aussi noire que la nuit. Il lui suffisait de monter la cote, de tourner ensuite à droite, et quelques instants plus tard, il serait confortablement installé chez sa mère.
Il était loin de se douter que son prochain verre de scotch n'était pas pour aujourd'hui.

"C'est pas une heure pour tondre la pelouse, bordel!"
Marie, 63 ans, n'attendait qu'une chose. Que son mari rentre, pour lui raconter ce reportage incroyable qu'elle avait vu ce midi aux infos, sur la reproduction d'espèces rares de tortue floridienne, et pour qu'il aille dire au voisin d'en face, ce Bill, qu'il y avait d'autres moments pour passer la tondeuse. Sa vie ne lui plaisait plus, en dehors des courts laps de temps où elle voyait son fils, le soir. Cela ne lui plaisait pas trop d'ailleurs, cette nouvelle habitude qu'il avait de se servir un verre de ces boissons infâmes, au moment où il arrivait. Il se justifiait en disant qu'il avait froid, qu'un petit verre ne lui ferait pas de mal, et le réchaufferait. Cette pensée lui rappela soudainement que les fenêtres à l'étage étaient encore ouvertes.
"Décidément, je perds la tête..."
Elle monta lentement les escaliers, ses jambes soutenant difficilement son corps, et se précipita à la fenêtre de sa chambre. Elle jeta un regard noir au voisin d'en face, lorsqu'elle vit et entendit arriver brusquement une voiture fonçant à toute allure.
Le choc la plongea dans l'horreur, et elle sentit son c½ur exploser tandis que ses jambes cessèrent brusquement de la soutenir.

Bill se hâtait de finir de tondre la pelouse, avant que ses voisins ne se décident à venir l'empêcher de compléter cette tache au combien ingrate, qu'il détestait par dessus tout. Mais bon, il relativisait en se disant que si il avait un jardin à tondre, c'est qu'il avait une belle maison, et donc qu'il avait réussi sa vie. A ce sujet, il attendait un coup de fil important, à propos d'un contrat juteux qui le mettrait à l'abri pour les dix années à venir. Il tâta machinalement sa poche, et se rendit compte qu'il avait laisser son téléphone dans la maison. Il lui restait environ 3 passages, soit cinq minutes pour terminer.
"Allez je finis vite fait."
Il aperçut en face le visage de cette vieille peau de Marie, qui le regardait d'un ½il noir. Mais son visage ridé se détourna soudainement.
Bill, à cause du bruit de la tondeuse à gazon n'entendit pas arriver la voiture de John, tout comme Mike, qui passait alors à proximité.

Quatre vies furent impliquées dans cet évènement.
Quatre personnes ont vu leur destin bouleversé.
Personne n'est coupable, pourtant tous le sont, à différents degrés.
Un cinquième personnage, s'est d'ailleurs glissé dans ce drame.


John finissait à peine de monter la pente, que le soleil le frappa instantanément au visage. Les puissants rayons l'aveuglèrent durant plusieurs longues secondes, où le drame se joua. Il perdit le contrôle de son véhicule.
Mike n'était qu'à quelques minutes de chez lui, lorsque la voiture le faucha. De longs instants plus tard, il reprit conscience, éveillé par des douleurs effroyables. Un homme se trouvait à ses cotés, et une sirène à peine audible se fit entendre. Cet homme à coté de lui, c'était Bill.
Il avait tout vu. Le regard horrifié de Marie, la voiture fauchant Mike, finissant sa folle course dans son platane, à peine ralentie par le précédent choc. Son cerveau s'était embrouillé. Il ne croyait pas ce qu'il venait de voir. Son corps tremblait comme une feuille morte. Il voulait se précipiter pour sauver ce jeune homme. Mais si il était déjà mort? Si la scène était trop affreuse?
Le soleil tapait sur son crâne, lorsqu'il prit conscience qu'il devait appeler les secours. Il se précipita à l'intérieur de chez lui.
" Où il est? OU IL EST? C'EST PAS POSSIBLE D'ÊTRE AUSSI BORDÉLIQUE!"
Si seulement il était aller le chercher tout à l'heure...Au bout d'une grosse minute, il le trouva, et appela les secours.
Marie était affalée par terre, tétanisée. Le poids de la culpabilité l'étouffait. Elle avait engendré un tueur, un meurtrier. Elle voulait se précipiter pour voir si son fils était encore vivant. John, John, si seulement...Elle pensa à l'alcool. Il avait peut être bu? Circonstance aggravante. Son fils était sa bouée de sauvetage. Elle allait se retrouver seule au milieu de l'océan.
Lorsque Bill sortit à nouveau, rien n'avait bouger. De nombreuses personnes aux fenêtres observaient la scène. Il vit John sortir péniblement de la voiture. Il alla vers Mike. Il s'agenouilla. Ce dernier, en sale état, reprenait conscience. Il lui parlait, pour le maintenir éveillé, lorsque son téléphone sonna, 5 fois. Son affaire était perdu, tout comme Mike. Les secours arrivaient mais c'était trop tard. Il se retourna, et vit John, allongé, en pleurs.

Le soleil, comme sous le poids de la culpabilité, abandonna ses derniers rayons, au profit de la nuit.

# Posté le lundi 12 octobre 2009 11:46

Modifié le mardi 13 octobre 2009 08:20

Un dernier pour oublier...

Un dernier pour oublier...
La fête battait son plein, tandis que son c½ur s'emballait, sous l'effet de l'excitation et de l'alcool.
Il était sorti fumer une cigarette, son verre à la main, seul, paisible. Tout autour de lui, le chaos semblait s'être emparé de la zone. Plusieurs visions s'offraient à lui, dont celle d'un couple à l'écart, visiblement récent.

Il avala cul sec son verre, et l'effet fut immédiat. Il sentit en lui une chaleur brusque, agréable, dans la froideur de cet hiver rude. Le liquide incandescent lui descendit à travers la gorge, puis l'½sophage avant de finir dans l'estomac, toujours aussi brulant . Au bout de quelques secondes, il sentit qu'il atteignait l'état qu'il recherchait depuis maintenant plusieurs vingtaines de minutes.
Chaque barrière de son esprit semblait littéralement exploser pour laisser place à un sentiment de confiance en soi et de béatitude dangereux, à la limite de l'euphorie.

"Des mois que j'attends ça"
pensa-t-il péniblement, sa vision se brouillant légèrement laissant peu à peu disparaitre le couple d'un soir au milieu d'une brume épaisse et opaque.
Certains avaient l'alcool violent, d'autres triste. Ce soir pour lui, c'était l'effet le plus dangereux, le plus accrocheur, celui qu'on risque de vouloir retrouver à chaque soirée, jusqu'à consommer en solitaire pour oublier, avancer, et se sentir plus fort.
Oui, ce soir il voulait oublier, oublier un instant ses questionnements bouleversants, ses pensées perturbantes, ses doutes récurrents. Il voulait se sentir libre, libre de tout contrôle, de toutes réflexions castratrices, et il était en passe d'y arriver, lorsque brutalement, tout dégénéra.

Le jour. Un rayon de soleil. Le gout dans la bouche. La violence. Les souvenirs. L'oubli. La peur. L'incompréhension. La douleur.

"Ou suis-je?"

Il était neuf heures du matin, lorsqu'il se redressa, péniblement.
"Le jour.Un rayon de soleil."
Il était dans sa voiture, torse nu, devant chez lui, une odeur nauséabonde s'échappant de l'habitacle.
"Le gout dans la bouche."
Il portait des traces de coup sur son pectoral droit, probablement du à une mauvaise chute.
"La violence.Les souvenirs."
Il ne savait pas comment il avait atteri la, et à quel moment.
"L'oubli.La peur.L'incompréhension"
Son crane était sur le point d'exploser, lorsqu'il ouvrit la portière pour vomir soudainement dans la rue.
"La douleur."

# Posté le samedi 03 octobre 2009 21:40

tant pis.

Je ne peux pas lutter contre une personne qui gagne à tous les coups.
La défaite semble au bout du chemin, je ne peux que regarder et sombrer.
J'aurais tellement aimé réussir à lui redonner le sourire, mais c'est fini.
Je n'y arriverai pas. J'ai tout tenté, mais le mal est semble-t-il plus fort, dans certaines situations.
J'aurais tellement aimé....
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# Posté le mercredi 30 septembre 2009 12:34